22 juin 2008

Fin d'année

Alors il y a deux semaines mon remplacement a pris fin, j'ai cru que j'allais retourner dans mon lycée de rattachement pour surveiller le bac et finir l'année tranquillement.

C'était sans compter sur le zèle d'un principal d'un collège qui a tenu absolument à ce que je vienne remplacer por deux semaines une enseignante partie pour congé maternité. Moi qui me sentais presqu'en vacances voilà que je rempile pour deux semaines, avec un public bien plus facile que dans l'autre collège mais les deux dernières semaines, les élèves restent difficiles à motiver quelque soit l'endroit je pense surtout quand on est nouveau et qu'ils ne nous connaissent pas.

Bon j'ai réussi à boucler le programme c'est déjà ça, j'ai même fait des révisions avec les troisièmes pour leur brevet. Me reste encore deux jours de cours, mais bon les élèves ne seront pas tous là sans doute et il est peu probable que j'arrive à les motiver. Je pense que ça va finir par des énigmes et jeux pour les deux dernières heures de chaque classe. Et ensuite surveillance de Brevet, ça va être tout aussi passionnant que les surveillaces de bac mais en plus court :)

L'avantage de ce remplacement, c'est une expérience de plus bien sûr mais c'est surtout financièrement que ça va être intéressant, entre les ISSR et les heures sup puisque je fais 20h par semaine au lieu de 15h. D'habitude l'argent m'intéresse peu (sinon j'aurais fini ingénieur et pas prof :) ) mais bon quitte à m'ennuyer pendant 3 semaines autant que ça rapporte.

A part ça l'an prochain je reste TZR dans la même zone et quand je vois que certaines personnes sont envoyées à l'autre bout de l'académie, à défaut d'avoir un poste fixe, je me satisfais de ne pas avoir à déménager a priori.

05 avril 2008

Notre "cher" ministre

En plus d'être entrain de foutre un gros bordel dans l'éducation nationale voilà que j'apprends que notre "cher" ministre ne sait pas conjuguer un verbe au passé antérieur et ne sait même pas appliquer la règle de 3.
On lui aurait juste dit appliquer la règle de 3 mais non on lui a détailler un énoncé que même mes élèves de cinquième les moins doués comprennent. En effet ils voient ça tous les jours quand ils font leurs courses.

Quand on voit qu'en plus il se permet dans le journal Mon quotidien  d'écrire que "Un bon prof est quelqu'un qui enseigne par ce qu'il est et non par ce qu'il dit. Quelqu'un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des profs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter."

 Donc moi en tant que grèviste je montre une image de râleur et contestataire à mes élèves donc je ne suis pas un bon modèle.

Cela me fait rager, cela veut-il dire qu'on ne peut pas faire grève? D'une part je lui dirais que je ne dis jamais à mes élèves que je fais grève, je leur dis juste que je ne peux pas assurer les cours. Et puis jamais je ne parle des grèves avec eux.
D'autre part, le droit de grève est un droit du citoyen français et encore heureux , il est bon je pense qu'ils le sachent et je ne vois pas en quoi c'est un mauvais exemple pour eux.

 

A quand quelqu'un de compétent pour nous diriger?

 


09 février 2008

Rapport Pochard

Alors en début de semaine, un rapport a été écrit par M.Pochard au ministre de l'éducation sur la condition enseignante.
Je n'ai bien sûr pas lu tout le rapport (pour le moment du moins car il y a plus de 200 pages.) mais mon attention s'est porté sur un paragraphe qui m'a vraiment choqué.

Voici le paragraphe en question:

Les écarts de revenus familiaux entre les enseignants et les autres cadres du privé ou du public sont nettement plus faibles que les écarts de salaire individuel

 

Les métiers d’enseignant sont bien plus féminisés que les métiers de cadre du public ou du privé. Seuls 30 % des cadres du privé et 40 % des cadres (non enseignants) du public sont des femmes, contre environ 60 % des enseignants du secondaire et 80 % des enseignants du primaire. Du coup, comme les couples associent des femmes à des conjoints masculins plutôt mieux diplômés et rémunérés qu’elles, les enseignants se retrouvent plus souvent associés dans leur famille à des conjoints mieux rémunérés que ne peuvent l’être les autres cadres du public ou du privé (ou même que les professions intermédiaires du privé).

En 2005, selon l’enquête sur les revenus fiscaux, la différence moyenne de revenu par unité de consommation entre les ménages auxquels appartiennent les enseignants du secondaire et les ménages auxquels appartiennent les cadres (du public ou du privé) n’est que de 19 %, environ deux fois plus faible que l’écart de salaire net mesuré par l’enquête Emploi ou par les fichiers de paye de la fonction publique. Une partie de cet écart de niveau de vie moyen est en outre due à l’existence de quelques très hauts revenus chez les cadres dont on ne trouve pas l’équivalent chez les professeurs.

Quand on compare non plus les moyennes, mais les médianes de niveau de vie (indicateur insensible aux valeurs extrêmes), les différences entre professeurs du secondaire et cadres du public ou du privé ne sont plus que de l’ordre de 12 %. La logique du « marché matrimonial » conduit également à des différences de niveau de vie entre enseignants du primaire (les plus féminisés) et du secondaire (un peu moins féminisés) plus faibles que les différences de rémunération individuelle entre ces deux groupes d’enseignants. En 2005, selon les fichiers de paye de la fonction publique, un enseignant du secondaire gagne en moyenne près de 28 % de plus qu’un enseignant du primaire, mais, à la même date, selon les fichiers de revenus fiscaux, la différence de revenu par unité de consommation entre les ménages d’enseignants du primaire et du secondaire n’est que de 14 %.

 

 Donc si je comprends bien étant donné que les enseignants sont en majorité des femmes qui trouvent un conjoint qui gagne bien sa vie, ce n'est pas trop grave s'ils ont un salaire qui lui n'évolue pas.
Et les hommes comme moi qui désiront être prof, ils faut qu'ils trouvent une femme riche aussi s'ils veulent vivre?

Faudrait peut être qu'ils arrêtent leurs idioties à un moment et qu'ils écrivent des choses intelligentes non? 

13 septembre 2007

Le petit nicolas

Alors en tant que professeur j'ai eu la chance, que dis-je le privilège de recevoir par mail la lettre de notre président le petit Nicolas.

Pour ceux que ça intéressent la voilà : Petit nicolas.pdf

 

En résumé je dirais qu'il critique pas mal, qu'il propose que l'on ne travaille plus tout à fit de la manière, mas les méthodes et les moyens qui seront employés ça bien sûr il n'en parle pas quelle surprise.

J'ai noté quelques passages, dont un en particulier qui me fait dire que ce n'est pas lui qui l'a écrit.
Je vais donc mettre quelques citations:

Déjà il adresse la lettre aux éducateurs alors qu'il ne va l'envoyer qu'aux professeurs si j'ai bien compris, faudra m'expliquer pourquoi il ne l'envoie pas aux parents d'élèves aussi.

Quels éducateurs serions nous si nous n'apprenions pas à nos enfants à faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal, ...

Personnellement je ne la connais pas, tout n'est pas tout noir ou tout blanc enfin bon.


Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l'admiration de ce qui est bien, de ce qui est juste, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de c qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre, voilà comment l'éducateur rend service à l'enfant...

Je ne sais pas pourquoi quand je lis ce qui est surligné je pense à quelqu'un en particulier que je pourrais tout à fait détester :).

  S'il n'y a plus assez de respect dans notre société c'est d'abord, j'en suis convainc, un problème d'éducation.

 Ce qui me gêne avec cette phrase là c'est que la lettre est adressée aux professeurs, et même si il explique à un moment que par éducateurs il n'entend pas parler que des prof, on se le prend quand même en pleine poire.

 Je passe à la fin, il nous promet de belles choses quand même :)

La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail.

Cool et comment il fait tout ça?

 

Dans l'école de demain vous serez mieux rémunérés, mieux considérés et à rebours de l'égalitarisme qui a trop longtemps prévalu, vous gagnerez plus, vous progresserez plus rapidement si vous choisissez de travailler et de vous investir davantage.

Je souhaite faire de la revalorisation du métier d'enseignant l'une des priorités de mon quinquennat parcequ'elle est le corollaire de la rénovation de l'école et de la refondation de notre éducation

 ...les enseignants, les professeurs seront moins nombreux. Mais ce sera la conséquence de la réforme de l'école et non le but de celle-ci.

Ca ça me fait bien rire :)

Et je passe sur les blabla qui ne veulent strictement rien dire.

Cette lettre aura au moins eu le mérite de me faire rire, vous me direz ce que vous en avez pensé si vous la lisez.