27 septembre 2007
Comment les lire?
Alors le petit texte politique m'en a rappellé d'autres, nottament ceux qu'on attribue à des échanges entre Georges Sand et Alfred de Musset.
Je ne sais pas exactement si ce sont réellements les auteurs des textes suivants mais au moins ces textes parlent d'amour et pas de politique ;)
de Georges Sand à Alfred de Musset ?
Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
La réponse de Musset serait :
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cour
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Et la réponse finale de G.Sand:
Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme
A vous de comprendre le sens caché de ces textes si jamais vous ne connaissiez pas sachez qu'il faut apprendre à lire entre les lignes et n'hésitez pas à demander le mode d'emploi.
Moi j'apprécie beaucoup ce principe.
15:10 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 septembre 2007
A l'envers, à l'endroit
A L'UMP, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seul les imbéciles peuvent croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Parce que, il y quelque chose de certain pour nous :
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à gouverner
avec les ruses de la vieille politique.
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
nous ne permettrons d'aucune façon que
nos enfants meurent de faim
nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement
nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
vous aurez compris qu'à partir de maintenant
nous sommes avec Nicolas Sarkozy, l'homme de la "rupture tranquille".
Maintenant si on lit le même texte mais en lisant les phrases de bas en haut voilà ce que ça donne. Un texte qui a autant de sens et qui sonne beaucoup plus vrai à mon oreille.
Nous sommes avec Nicolas Sarkozy, l'homme de "la rupture tranquille".
vous aurez compris qu'à partir de maintenant
nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
les réserves économiques se vident complètement
nous accomplirons nos desseins même si
nos enfants meurent de faim
nous ne permettrons d'aucune façon que
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
avec les ruses de la vieille politique.
l'on puisse continuer à gouverner
Malgré cela, il y a encore des gens qui s'imaginent que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
l'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous :
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
A l'UMP, nous accomplissons ce que nous promettons
Je ne sais pas ce que vous en pensez peut être connaissiez vous déjà ce texte en tout cas j'en félicite l'auteur qui est vraiment très doué.
16:20 Publié dans Petites conneries, Textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15 juillet 2007
Caen
Je suis donc allé à Troyes pour voir Romain et Mathieu nous a rejoins ainsi que le frère de Romain.
On avait dis avec Romain et Mathieu qu'on se ferait un truc à Troyes un de ces jours, (ce qui passe quand même mieux à l'écrit qu'à l'oral :) ) et on s'est décidé pour ce week-end car on était tous les 3 dispo et qu'en plus cela nous permettait d'aller voir Harry Potter ensemble. Au final on n'était pas 3 mais 4 ce qui fait que de se faire un truc à Troyes à 4, tout de suite ça passe mieux, enfin il y a moins d'ambiguité.
Et cette phrase m'a fait penser au texte de Raymond Devos qui s'intitule "Caen" et que j'apprécie beaucoup.
Je ne savais pas où aller.
Comme j'avais entendu dire : "A quand les vacances?... A quand les vacances?..."
Je me dis: " Bon !... Je vais aller à Caen... " Et puis Caen !... ça tombait bien, je n'avais rien à y faire.
Je boucle la valise... je vais pour prendre le car... Je demande à l'employé :
- Pour Caen, quelle heure ?
- Pour où?
- Pour Caen !
- Comment voulez-vous que je vous dise quand, si je ne sais pas où?
- Comment? Vous ne savez pas où est Caen?
- Si vous ne me le dites pas !
- Mais je vous ai dit Caen !
- Oui !... mais vous ne m'avez pas dit où !
- Monsieur... je vous demande une petite minute d'attention !
Je voudrais que vous me donniez l'heure des départs des cars qui partent pour Caen !
- ! !...
- Enfin !... Caen !... dans le Calvados !...
- C'est vague !
- ...En Normandie !...
- Ma parole ! Vous débarquez !
- Ah !... là où a eu lieu le débarquement !... En Normandie !
- A Caen...
- Là !
- Prenez le car.
- Il part quand?
- Il part au quart.
- ! !... Mais (regardant sa montre)... le quart est passé !
- Ah ! Si le car est passé, vous l'avez raté.
- ! !... Alors... et le prochain?
- Il part à Sète.
- Mais il va à Caen?
- Non il va à Sète.
- Mais, moi, je ne veux pas aller à Sète... Je veux aller à Caen !
- D'abord, qu'est-ce que vous allez faire à Caen ?
- Rien !... rien !... Je n'ai rien à y faire !
- Alors, si vous n'avez rien à faire à Caen, allez à Sète.
- ! !... Qu'est-ce que vous voulez que j'aille faire à Sète?
- Prendre le car !
- Pour où?
- Pour Caen.
- Comment voulez-vous que je vous dise quand, si je ne sais pas où !...
- Comment !... Vous ne savez pas où est Caen?
- Mais si, je sais où est Caen !... Ça fait une demi-heure que je vous dis que c'est dans le Calvados !...
Que c'est là où je veux passer mes vacances, parce que je n'ai rien à y faire !
- Ne criez pas !... Ne criez pas !... On va s'occuper de vous.
Il a téléphoné au Dépot.
Mon vieux !... (regardant sa montre) :
A vingt-deux, le car était là.
Les flics m'ont embarqué à sept...
Et je suis arrivé au quart.
Où j'ai passé la nuit !
Raymond Devos.
19:27 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 août 2006
L'asile ami
Une petite dédicace pour Fight tu aimes la musique et les auteurs jouant avec les mots, ce peti texte de Desnos à nouveau lui va te plaire j'espère.
L'asile ami
00:05 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
01 août 2006
Prière?
que votre "non!" soit sang (t'y fier?)
Que votre araignée rie,
que vol honteux soit fête (au fait)
Sur la terre (commotion!)
Donnez-nous, aux joues réduites,
notre pain quotidien.
Part donnez-nous de nos oeufs foncés
Comme nous part donnons
à ceux qui nous ont offensés.
nounou laissez-nous succomber à la tentation
et d'aile ivrez nous du mal.
21:40 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
29 juillet 2006
A une lettre anonyme
Crapule,
L'ennuyeux dans votre psychologie, c'est qu'elle flotte dans l'ordure et que pour l'appréhender il me faille salir mes idées. On ne parle pas impunément des cloportes sans devoir soi-même s'abaisser et s'y mettre à disposition. Tant pis, j'enfourche ma plume d'égouttier et je suis à vous, tout juste le temps de me refaire un vocabulaire.
Je regrette de rendre publics mes sentiments à votre égard. J'eusse préféré, je ne sais par quel don de trouvaille, vous "trouver", où que vous soyez, et vous dire par le fouet ce que vous me contraignez à vous faire savoir par la grâce de mon éditeur. Votre "lettre" , j'avais l'intention de la publier en phototypie mais mon secrétaire qui sait faire le ménage, l'avait jetée où vous pensez avant que je ne lui fasse part de mes intentions.
C'est dommage, vous seriez ainsi entré dans la littérautre, par la porte de service, bien entendu, mais je puis vous assurer que vous n'y seriez pas resté longtemps.
Pour vous, la verve épistolaire s'est arrêté au "poulet" comme on dit dans le style direct qui vous convient, à croire que vous avez la nostalgie des manières policières.
Rien ne ressemble à un flic qu'un autre flic à la vérité et si vous devez faire une carrière dans l'anonymat, faites une demande. Au quai des Orfèvres on ne vous convoquera pas, on vous recevra.
Je préfère quand au sens de l'incognito qui est le vôtre, m'en référer à certains graffiti qu'on peut lire dans certains lieux; là, au moins, on sait que cela répond à des impératifs précis où l'anonyme le dispute à la pathologie. Les cabinets publics où pataugent une foule de sentiments qui n'ont de biologique que ce qu'on veut bien y apporter, ne sont même pas dignes de recevoir notre obole, c'est assez vous dire que vous ne valez pas grand chose. Dès lors, il faut vous faire à votre solitude, écrivez, écrivez... et comme disait Voltaire en parlant du mensonge, "il en restera toujours quelque chose", ne serait-ce, en ce qui vous concerne, que les quelques phrases que j'ai l'honneur de servir aujourd'hui à votre lecture, si tant est que vous puissiez me lire. Car vous me lirez, Crapule, vous me lirez, un jour où l'autre, quand vous aurez appris à être un homme. Cela dit, depuis que j'ai le "privilège" de recevoir un important courrier, j'ai donné l'ordre à mon secrétaire de tout lire avant moi et de ne me communiquer que les lettres valides. Je sais donc que vous m'avez "écrit" mais je dois vous avouer que je n'ai pas eu le loisir de prendre connaissance de votre "contenu", car ordre est donné aussi, autour de moi, de ne pas m'incommoder avec les odeurs particulières... c'est bien le moins que je vous dois. Navré d'être dupe, s'il vous prenait demain sinon le courage du moins la fantaisie de m'écrire une lettre signée de votre nom, sachez aussi qu'elle sera passée au crible de mon secrétariat avant de m'être présentée, même et surtout si elle contenait des excuses, alors vous n'auriez plus aucune chance de vous faire lire, tant il est vrai que les gens de votre race commencent dans l'anonymat et finissent le front à terre. Quand vous serez à terre, faites-le moi savoir et je ne manquerai pas de vous faire piétiner, car j'ai des employés aussi que je paie pour les besognes élémentaires.
23:15 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
